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Sciences équines

Notre volonté... faire découvrir et sensibiliser !

Puisque notre volonté première reste avant tout l’optimisation du bien-être équin, nous accordons une importance prononcée à la recherche dans différents domaines des sciences équines

 

Nos travaux ont pour objectif majoritaire l’amélioration de la vie des chevaux dans notre société et l’optimisation de la relation entretenue entre Hommes et Chevaux

 

Depuis bien longtemps, le cheval vit auprès des humains et son quotidien s’en trouve bien entendu modifié. Ce cadre de vie que nous lui offrons, aussi bien dans son habitat que dans notre pratique quotidienne auprès de lui par exemple, se doit d’être optimisé afin de concilier idéalement « Vie de cheval » et « pratique de l’équitation ». 

Il s’agit là d’un devoir que chaque cavalier devrait honorer : tout mettre en oeuvre afin de rendre le moins inconfortable possible (aussi bien mentalement que physiquement) la pratique équestre pour le cheval. 

 

Nos recherches viennent donc s’inscrire dans cette optique pour sensibiliser et accompagner tous les acteurs du monde équestre vers des pratiques plus justes et adaptées aux besoins des équidés. 

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Cette page à pour but de présenter nos sujets d’études brièvement et simplement afin qu’ils soient compris par le plus grand nombre.

Si vous souhaitez en savoir plus sur nos travaux, n’hésitez pas à nous contacter. 

Nous travaillons sur trois axes principaux :

  • Le cheval auprès des Hommes : évolution de la "cohabitation" et impact de l'utilisation humaine sur le cheval.

 

  • Le cerveau du cheval : apprentissage, utilisation des sens et généralités. 

 

  • Les stéréotypies : causes, conséquences et voies d'améliorations. 

LES STÉRÉOTYPIES : CAUSES, CONSÉQUENCES ET VOIES D'AMÉLIORATIONS.

Les stéréotypies ou tics (troubles involontaires compulsifs) sont des comportements répétés sans but apparent par le cheval. 

 

Cela peut se présenter sous différentes formes telles que : 

  • Tic à l’ours : le cheval se balance en déportant son poids d’un membre antérieur à l’autre 

  • Tic à l’appui : le cheval attrape avec ses dents un support, tire en arrière et contracte les muscles de son encolure. Cet enchaînement produit un bruit facilement reconnaissable semblable à un « rot ». 

  • Tic à l’air : le cheval effectue le même enchaînement que pour le tic à l’appui mais sans saisir un support avec ses dents. 

  • Tic déambulatoire : le cheval suit perpétuellement et inlassablement un trajet similaire dans son environnement, cela peut s’exprimer par le fait de tourner en rond dans son box par exemple.

  • … et tant d’autres (encensement, automutilation, stall-kicking, lignophagie,…).

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Ces comportements apparaissent chez les équidés généralement en lien à un manque ou à un mal-être dans la vie de l’animal. Cela peut être le cas par exemple chez des chevaux privés de rapports sociaux, recevant une alimentation inadaptée, soumis à un stress important, vivant dans un milieu appauvri sur le plan sensoriel et éprouvant de « l’ennui », … en bref, l’impossibilité pour un cheval de satisfaire ses besoins fondamentaux favorise grandement l’apparition de comportements stéréotypés. 

 

L’apparition d’un tic va avoir un impact considérable dans la vie du cheval. Tout d’abord, ce comportement va occuper une place importante dans le budget temps quotidien de celui-ci et donc le priver d’autres activités pourtant vitales pour lui.

La nature répétitive du tic va aussi causer des problèmes physiques graves comme par exemple l’usure prématurée des dents (lors du tic à l’appui) ou le développement de divers problématiques de santé.

Les comportements stéréotypés ne sont donc absolument pas à prendre à la légère. 

Chez un équidé présentant un ou plusieurs tic(s), l’espoir d’amélioration est régulièrement compromis.

 

En effet, si le cheval a développé ce comportement en lien avec son environnement (par exemple pour un cheval enfermé dans un box qui a développé un tic à l’appui), il se peut que ce comportement ne disparaisse pas forcément en cas d’amélioration de ses conditions de vie (en faisant vivre exclusivement au pré le cheval défini précédemment par exemple).

 

De ce fait, nous n’avons à ce jour pas de garanties pour venir à bout d’une stéréotypie chez un équidé. 

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Cependant parfois, un changement d’environnement (sortie quotidienne, vie au pré, …) , une modification de certaines conditions de vie (vie en groupe plutôt que seul, quotidien moins stressant,…) , l’amélioration de certains points clés (alimentation, stimulation sensorielle accrue, …) peuvent mener à une réduction voir à une disparition totale d’un ou plusieurs comportement(s) stéréotypé(s) précédemment développés. 

Il s’agit vraiment de comprendre qu’un cheval qui présente un tic exprime un mal-être présent ou passé, cela ne veut donc pas forcément dire que ce sont ses conditions de vie actuelles qui ont développé ce comportement. 

 

Si des changements dans le mode de vie et des protocoles peuvent être mis en place afin d’essayer de réduire ou de faire disparaitre la présence de tics, il est important de noter que ces moyens n’offrent absolument pas une efficacité à 100% (loin de là…) et que la solution première doit avant tout être la prévention. 

En effet, oeuvrer pour offrir un mode de vie adapté aux besoins fondamentaux du cheval et éviter les « situations à risques » reste le moyen le plus efficace pour lutter et se prémunir de l’apparition de comportements stéréotypés. 

 

À travers nos recherches, nous essayons perpétuellement d’en apprendre plus sur les causes d’apparitions de ces comportements, les conséquences de ces derniers sur la santé physique et mentale des chevaux et les éventuelles solutions pour améliorer le quotidien des équidés présentants des stéréotypies. Ces travaux sont motivés par la volonté de sensibiliser et de guider les acteurs du monde équestre afin d'améliorer les conditions de vie de leurs équidés.